peguillemin

Pierre-Etienne
est rêveur, parfois étrange mais surtout drôlement barré.
Côte d'Or, Bourgogne, France
éclusier sur le Canal de Bourgogne


47.558457,4.421518
Recent Tweets @peguillemin
Posts I Like

le tunnel on Flickr.

#canaldebourgogne passé et présent

Damon Albarn and De La Soul, “Feel Good Inc.” - Live at The FADER FORT

lana del rey - ULTRAVIOLENCE

(via filthyfemmefatale)

DSC_4251 copy on Flickr.

Lana Del Rey      Glasto 2k14

1. Cola
2. Body Electric
3. Blue Jeans
4. West Coast
5. Born To Die
6. Ultraviolence
7. Young & Beautiful
8. Summertime Sadness
9. Ride
10. National Anthem

Rien n’est jamais acquis à l’homme Ni sa force
Ni sa faiblesse ni son coeur Et quand il croit
Ouvrir ses bras son ombre est celle d’une croix
Et quand il croit serrer son bonheur il le broie
Sa vie est un étrange et douloureux divorce
Il n’y a pas d’amour heureux

Sa vie Elle ressemble à ces soldats sans armes
Qu’on avait habillés pour un autre destin
À quoi peut leur servir de se lever matin
Eux qu’on retrouve au soir désoeuvrés incertains
Dites ces mots Ma vie Et retenez vos larmes
Il n’y a pas d’amour heureux

Mon bel amour mon cher amour ma déchirure
Je te porte dans moi comme un oiseau blessé
Et ceux-là sans savoir nous regardent passer
Répétant après moi les mots que j’ai tressés
Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent
Il n’y a pas d’amour heureux

Le temps d’apprendre à vivre il est déjà trop tard
Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l’unisson
Ce qu’il faut de malheur pour la moindre chanson
Ce qu’il faut de regrets pour payer un frisson
Ce qu’il faut de sanglots pour un air de guitare
Il n’y a pas d’amour heureux

Il n’y a pas d’amour heureux

Louis Aragon
La Diane Française

Lions dans la rue et chiens errants
En chaleur, enragés, écumants
Une bête encagée au cœur d’une ville
Le corps de sa mère
Pourrissant dans le sol de l’été.
Il s’enfuit de la cité.

Il descendit dans le Sud et passa la frontière
Laissant le chaos et le désordre
Loin derrière son épaule.

Un matin il s’éveilla dans un hôtel vert
Avec une étrange créature qui grognait à ses cotés.
La sueur perlait sur sa peau luisante.

Tout le monde est-il là ?
La cérémonie va commencer.

Eveille-toi !
Tu ne te souviens plus où il était.
Ce rêve aurait-il cessé ?

Le serpent était légèrement doré
Vitreux & rétracté
Nous avions peur de le toucher.
Les draps étaient de mortes prisons brûlantes
& elle était à mes cotés.
Vieille elle n’est point … jeune
Sa sombre chevelure rouge
Cette douce peau blanche.
Maintenant précipite-toi vers le miroir de la salle de bains
Et regarde !

Elle vient ici
Je ne peux vivre chaque siècle qui décompose
Lentement ses mouvements.

Je laisse glisser sur ma joue
Sur le carrelage frais et doux
Le contact du bon sang froid et vif
Le doux sifflement des serpents de pluie …

Autrefois j’avais un petit jeu
J’aimais me retourner en rampant dans mon cerveau
Je pense que vous connaissez le jeu dont je parle
Je parle de ce jeu qu’on appelle « devenir fou »

Alors vous devriez essayer ce petit jeu
Fermez simplement vos yeux, il est impossible de perdre.
Et je suis ici, je viens aussi.
Abandonnez-vous, nous passons de l’autre côté.

Loin derrière au plus profond du cerveau
Loin derrière les limites de ma douleur
Là où il ne pleut jamais.
Et la pluie tombe doucement sur la ville
Et sur nos têtes à tous.
Et dans le labyrinthe des courants
En dessous, la présence tranquille et surnaturelle des
Nerveux habitants des aimables collines alentours,
Abondance de reptiles
Fossiles, cavernes, hauteurs glacées.

Chaque maison sort du même moule
Volets clos
Voiture sauvage enfermée jusqu’au matin.
Tout dort maintenant
Les tapis sont silencieux, les miroirs vides,
La poussière aveugle sous les lits des couples légitimes

Enroulés dans leurs draps.
Et leurs filles arrogantes
Avec des yeux de sperme aux bouts de leur seins.

Attendez !
Il y a eu un massacre ici.

(Ne t’arrête pas pour parler
Ou regarder autour de toi
Nous quittons la ville
Nous prenons la fuite
Et tu es celle que je veux avec moi)

Ne pas toucher le sol
Ne pas voir le soleil
Plus rien d’autre à faire que
Fuir, fuir, fuir
Fuyons.
Une maison sur la colline
La lune repose tranquille
Les ombres des arbres
Témoignent de la brise sauvage
Viens, fuis avec moi
Fuyons.
Fuis avec moi
Fuis avec moi
Fuis avec moi
Fuyons.

Il fait chaud dans la maison au sommet de la colline
Riches et confortables y sont les chambres
Rouges sont les bras des fauteuils luxuriants
Et tu ne sauras rien avant d’y avoir pénétré.

Corps du président mort dans la voiture du chauffeur
Le moteur marche à la colle et au goudron
Viens donc, nous n’allons pas bien loin
Vers l’est pour rencontrer le Tsar.

Quelques hors-la-loi vivaient au bord du lac
La fille du pasteur est amoureuse du serpent
Qui vit dans un puits au bord de la route
Réveille-toi, petit fille ! Nous sommes presque arrivés.

Soleil, soleil, soleil
Brûle, brûle, brûle
Lune, lune, lune
Je te prendrai
Bientôt
Bientôt
Bientôt
Je suis le Roi Lézard
Je peux tout.

Nous sommes descendus
Le long des rivières & des routes
Nous sommes descendus
Des forêts & des cascades
Nous sommes descendus
De Carson et de Springfield
Nous sommes descendus
De phoenix asservie
& je peux vous dire
Les choses qu’on sait
En écoutant une poignée de silence
En escaladant les vallées dans l’ombre.

Durant sept années j’ai vécu
Dans le palais dissolu de l’exil
Et joué à des jeux étranges
Avec les filles de l’île.
Maintenant je suis revenu
Au pays du juste, du fort & du sage.
Frères & sœurs de la forêt blême
Ô enfant de la Nuit
Qui d’entre vous se joindra à la chasse ?
Voici qu’arrive la nuit avec sa légion pourpre.
Retirez-vous maintenant dans vos tentes & dans vos rêves.
Demain nous entrons dans la ville de ma naissance.
Je veux être prêt.

The celebration of the Lizzard

Jim Morrison